• tuvasbien-mag.fr

Coulon en Deux Sévres

Avec un peu plus de 7 000 habitants, la commune de Chauray se situe au premier rang des communes de la périphérie. Souvent présentée comme la capitale de la « Venise Verte », ou comme la porte du Marais poitevin, la commune de Coulon se situe à une dizaine de kilomètres à l’ouest de Niort.

Au nord de la Sèvre niortaise, elle comprend à la fois des zones basses et humides drainées notamment par le bief de Glandes et des zones plus élevées correspondant à l’extrémité du plateau calcaire sud-vendéen.

Elle regroupe aujourd’hui 2260 habitants, soit près de 900 de plus qu’à son plus bas niveau démographique des années 1950. Elle a donc en partie bénéficié de l’étalement urbain récent de l’agglomération niortaise.

Sous le vocable de Colunus, elle apparaît pour la première fois dans un document du IXème siècle. Pour autant, la localité fut habitée bien plus tôt puisque on y a retrouvé un cimetière gallo-romain situé en bordure de la voie romaine allant de Saintes à Angers, deux pirogues celtiques et quatre petits bronzes du IVème siècle.

De plus, en 1971, au lieu-dit le Coteau de Montigné, on a découvert un important village néolithique et en1984, en bordure du bief de Glandes, au lieu-dit le Champ du Maréchal, une exceptionnelle roue de char funéraire datant de la fin de l'âge de bronze.

L'église de la sainte Trinité, fondée vers 830 par les moines de Charroux, fut ensuite rattachée à l'abbaye de Nieul-sur-l'Autize. Elle connut bien des épisodes douloureux. D’abord saccagée par les Normands, elle fut reconstruite au XIème siècle en style roman. Puis, incendiée en 1569 par les protestants, elle a été en partie reconstruite en style gothique tardif. Enfin, sous la Révolution, elle a été utilisée comme grange. Dans son aspect actuel, c’est un bâtiment remarquable disposant sous le ballet, au-dessus de la petite porte, d’une litre funéraire, peinte à la fin du XVIIIème siècle, et d'une très originale chaire extérieure abritée par une tour à auvent.

Le centre du village s’est concentré entre la place de l’église et le quai Louis-Tardy, relié par plusieurs rues ou venelles et bordé par la place de la coutume. Sur les places et le long du quai se rassemblent les activités liées au tourisme: boutiques de souvenirs, bars, restaurants et hôtels.

Cœur et moteur de cette activité, les embarcadères sans cesse plus importants depuis que cette batellerie de tourisme a pris son essor dans la seconde moitié du XXème siècle, attirent touristes français et étrangers désireux de goûter au calme aquatique du Marais poitevin en barques. Entre Pâques et la Toussaint, ce sont plusieurs milliers de visiteurs qui découvrent le Marais depuis le quai de Coulon.

Il est loin le temps où les conches voyaient surtout passer les trains de bois de peupliers destinés aux scieries ou les vaches qui gagnaient leurs prés sur les barques guidées par la pigouille, cette longue perche maraîchine évoquée par l’écrivain coulonnais Louis Perceau dans ses fameux « Contes de la pigouille ».

Michel CHAUMET

Historien, spécialiste de la Résistance et co-auteur de l’histoire de Niort




0 vue0 commentaire

Posts récents

Voir tout