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L'Importance de Choisir

Choisir est fondamental pour notre équilibre psychique. Or, que ce soit par facilité ou par incapacité, certaines personnes ne posent pas de choix. Elles se laissent porter par les choix que font les autres pour elles, ou par les circonstances de la vie qui s’imposent à elles. Par ailleurs, d’autres font des choix et se rendent compte qu’ils ne sont pas toujours en capacité de les porter à réalisation. Qu’il s’agisse d’une pathologie ou d’une philosophie de vie, « ne pas choisir » ne constitue-t-il pas un choix en lui-même ?...

« Choisir, c’est renoncer » est une citation attribuée à André Gide. Si parfois, nous ne choisissons pas, c'est par crainte de faire le mauvais choix. Certains considèrent qu’écarter une possibilité, c’est se détourner des milliers de conséquences possibles dont certaines potentiellement extraordinaires... La confrontation au choix nous rappelle qu’on ne peut pas tout avoir en même temps et tout faire tout de suite: elle nous évite de nous comporter comme des enfants capricieux et encourage à la réflexion.

Choisir est un signe de maturité. La maturité de porter la responsabilité des conséquences de notre choix. Chacun de nos choix proposera une expérience qui nous fera grandir. En amont, choisir nous apprend à gérer la frustration de ne pas tout avoir : exercice parfois éprouvant dans une société sur-consumériste.

En ne faisant aucun choix, on renonce à l’affirmation de Soi en refusant d’abord de se questionner sur ce que l’on souhaite pour ensuite éviter de l’assumer. Poser un choix n’est pas de la revendication, c’est exercer son droit d’exister et d’être considéré.

Ne pas choisir peut avoir des conséquences désagréables sur notre état d’être, telles que la crise d’angoisse*. L’angoisse témoigne d’un conflit interne au regard d’une situation, qui suscite un mélange d’émotions ou d’élans opposés et non clarifiés. La personne traversant des crises d’angoisse peut être prise en tenaille entre un élan, un désir et l’interdiction ou la peur d’y accéder. Elle peut être écartelée entre deux émotions ou deux désirs ambivalents mais d’intensités égales face à une situation (par exemple, je suis très en colère contre mon patron car il ne m’a pas versé l’augmentation promise et en même temps j’ai très peur d’aller lui en demander l’explication)…

La première démarche pour atténuer les crises d’angoisse est de mettre en lumière nos conflits internes. C’est en allant observer nos émotions et nos intérêts contradictoires qu’on pourra jouer les médiateurs et être en paix avec soi-même sur ce qu’on fait ou ne fait pas. « Oui je suis irrité de ne pas avoir eu l’augmentation promise, et en même temps, je reconnais que j’ai peur d’aller en demander la raison...».

Á partir du moment où j’ouvre les yeux sur la dualité intérieure, l’angoisse commence à baisser puisque je me reconnais entièrement et je m’accueille tel que je suis, de manière authentique, en acceptant mes limites, mes failles, et ma vulnérabilité.

« Quand on s’abstient de choisir, on s’abstient de vivre la vie qu’on voudrait » - Laurent Gounelle.

*Symptômes de la crise d’angoisse : palpitations, sueurs, frissons, douleurs thoraciques (sensation de faire une crise cardiaque), difficulté à reprendre son souffle, tremblements, crispations musculaires, vertiges.

Stephanie Thevenet Psychothérapie& Réalisation de soi, 06.84.01.55.79




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