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PRAHECQ

A treize kilomètres de Niort, Prahecq se situe au sud-est du chef-lieu des Deux-Sèvres, au-delà de la commune périphérique d’Aiffres.

La commune constitue l’un des jalons de la deuxième couronne de l’agglomération niortaise. En effet, Prahecq regroupe aujourd’hui 2200 habitants à un niveau historiquement inégalé après avoir connu un étiage démographique marqué dans les années 1930-1940 avec seulement 900 habitants.

La commune appartient à la CAN (Communauté d’agglomération du Niortais) et abrite de plus en plus d’actifs qui travaillent soit à Niort, soit dans les entreprises locales en pleine expansion.

Témoignent de cette expansion récente le développement urbain de l’espace situé entre le cœur du bourg et la Fiée des lois ou celui de la route de Triou.

Prahecq dispose en effet d'une zone d'activités importante articulée autour de la filiale d’embouteillage d’eau d’Intermarché baptisée La Fiée des Lois. Celle-ci puise l’eau par un forage situé à 110 mètres de profondeur dans une nappe découverte suite à la grande sécheresse de l’été 1976. Elle produit 150 millions de bouteilles à l’année. De plus, l’entreprise embouteille 130 millions de litres de vin en provenance – essentiellement - du Languedoc et, pour ce faire, emploie 160 salariés.


Le nom de Prahecq est d’origine discutée. Il pourrait découler soit de Pratius, un riche notable picton, soit de pratium signifiant pré humide inondable. Cette origine pourrait faire référence à la présence d’un puits artésien, baptisé du nom de «fosse de paix» qui produit, en période hivernale humide, un fort joli petit jet d’eau naturel.

Le nom de Prahecq apparaît dans les documents avec le château, érigé au XIème s. par Hugues de Lusignan. Il est conquis en 1242 par Alphonse de Poitiers, le frère de St Louis, puis rasé en partie pour mater son propriétaire, alors à la tête des barons poitevins révoltés contre le roi. Ne subsistent aujourd’hui que des bâtiments tardifs transformés de 1843 à 1954 et baptisés château de la voûte.

L’autre monument notable de la commune est l’église Saint-Maixent. Elle date du XIIème siècle mais a été très fortement modifiée au XIVème et à la suite des combats entre catholiques et protestants à la fin du XVIème siècles. De l’époque romane ne subsiste que la travée du clocher avec une coupole à nervures et, au-dessus, le clocher en partie démoli. De l’époque gothique date le chevet percé de trois grands fenestrages. Outre des chapiteaux intéressants, cette église abrite une curieuse inscription ancienne datant du début du XVIIème s. évoquant les guerres de religion et les travaux de restauration nécessaires à la suite des destructions engendrées par ces guerres.



Michel Chaumet

Co-auteur de

« L’histoire de Niort » et de « La résistance en Deux-Sèvres »


Photos: Michel Chaumet



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